Tes joues rubéfiées par le désir
Sous le joug de la flamme qui vacille
Et des coups de tonnerre dans la nuit
Entravent mon pouls et me font blêmir
Pendant que tes yeux de cavansite
Allumés comme des phares sous le ciel azurite
Éclairent mon corps au parfum de mûre
Frappant le marbre de mes vergetures
La bougie vit ses dernières lueurs
Lentement je bois ma violette liqueur
Qui assombrit mes lèvres d’un bleu indigo
Adoptant la couleur de tes yeux, de ton eau
Plus douce que l’aiguail de l’euphorbe hélioscope
Tu pousses mes entrailles, un éclair, je syncope
Dans le feu des passions, j’ai perdu la raison
Et ma gorge au matin était rouge vermillon